mardi 2 février 2016

Fertial, l’histoire d’un sabotage à l’algérienne Par Abdou Semmar

Fertial, l'histoire d'un sabotage à l'algérienne Par Abdou Semmar

C'est l'histoire d'une usine dont le potentiel promettait à l'Algérie de nouvelles perspectives économiques. C'est l'histoire d'un complexe industriel qui annonçait le début d'une rupture avec sa dépendance de l'économie rentière. C'est l'histoire d'un projet économique qui faisait miroiter des milliers d'emplois aux jeunes algériens. 

Mais cette histoire a rapidement viré au drame et le rêve s'est transformé en cauchemar. Cette promesse avait pour nom Fertial, la société hispano-algérienne de fertilisants. Cette entreprise industrielle est issue d'un partenariat signé en août 2005 entre le Groupe algérien Asmidal et le Groupe espagnol Grupo Villar Mir, avec respectivement 34% et 66% du capital. C'était le fruit d'un investissement de plus de 170 millions de dollars. Tout avait bien commencé pour Fertial qui a gagné des parts de marché considérables tant à l'export que sur le marché intérieur. 74% de sa production était ainsi exporté. Ce qui avait fait de Fertial le leader du domaine dans le bassin méditerranéen et deuxième dans le monde arabe, derrière l'Arabie Saoudite !

Un exploit. Un miracle économique qui aurait pu inspirer d'autres secteurs, d'autres projets pour encourager le développement économique de notre pays. Mais en Algérie, une belle histoire ne dure jamais. Jamais. Pourquoi ? Parce que nos dirigeants sont victimes d'une maladie incurable : "la sabotophilie". Oui, nos dirigeants ont tendance à saboter les beaux projets pour empêcher toute véritable dynamique de progrès. Cette propension est profondément pathologique. Preuve en est, en 2016, Fertial est contrainte de fermer son usine située dans la zone industrielle d'Arzew, à Oran !

Ses installations de production d'ammoniac ont cessé de fonctionner. Et les ouvriers mis au chômage technique en attendant un probable et dramatique chômage total. Pourquoi ? Tout simplement parce que qu'aucune autorité compétente n'a daigné accordé à cette usine l'autorisation lui permettant de procéder à l'exportation de sa production ! Cela se passe au moment où notre pays affronte une conjoncture qui nécessite, justement, un soutien sans failles aux acteurs industriels tels Fertial pour se libérer de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.

Au moment où nos gouvernants promettent de sauver le pays de la faillite, l'un des fleurons de l'industrie algérienne est poussé à la fermeture faute d'une simple autorisation. Ahurissant, surprenant, surréaliste, aucun qualificatif n'est assez fort pour rendre compte d'un tel sabotage.  Au niveau de l'usine d'Arzew de Fertial, les capacités de stockage de l'usine ont atteint la saturation. L'entreprise n'a donc aucun autre choix que de se diriger vers l'exportation pour vendre ses marchandises et conquérir de nouveaux marchés. Ce qui est susceptible de rapporter à l'Etat de nouvelles recettes en devises puisqu'une entreprise publique est l'un des deux actionnaires de Fertial.

Malheureusement nos dirigeants "sabotophiles" chroniques ignorent cette logique qui privilégie l'intérêt de la nation. Mais pourquoi, diable, le sieur qui dirige le ministère  de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb en l'occurrence, ne daigne pas bouger le petit doigt pour débloquer cette situation ubuesque qui dure depuis plus de cinq mois ? Qu'attend-il pour délivrer cette insignifiante autorisation et permettre à une entreprise industrielle d'exporter sa marchandise ? L'ammoniac fabriqué par Fertial est, en plus, très prisé sur les marchés mondiaux au regard de la baisse des prix du pétrole dont les dérivés entrent dans la fabrication de l'ammoniac. L'Algérie a donc tout à gagner à promouvoir cette activité industrielle pour profiter de cette conjoncture mondiale favorable.

La conjoncture est une chose, le déficit en bon sens de nos dirigeants en est un autre. Fertial emploie plus de 1200 personnes dans ses deux sites d'Annaba et d'Arzew. Cette opération de sabotage menace tout simplement l'avenir de ces emplois et le futur même de Fertial. Et face à ce danger, les Algériens ont tout intérêt à se mobiliser.

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 04:35PM

Révision de la constitution/ Le FFS boycottera la séance de vote

Révision de la constitution/ Le FFS boycottera la séance de vote

Après Ennahdha et l'Alliance de l'Algérie verte, c'est autour du FFS d'annoncer le boycottage de la réunion du Congrès du parlement consacrée à l'adoption de la révision de la constitution. Dans un communiqué, le Front des forces socialistes «considère que ce projet n'est qu'une continuité du feuilleton de la violence constitutionnelle exercée contre le peuple algérien, depuis la constitution de 1963».

Comme argument, le parti explique que «ce n'est pas un texte qui est à l'origine de la crise politique, économique, sociale et morale que vit le pays, ce n'est donc pas un texte qui sortira le pays de cette crise qui s'aggrave de jour en jour». Car, ajoute le parti de Mohamed Abbou, « tout projet constitutionnel doit refléter le plus large consensus possible, sinon il est voué à l'échec. A cet effet, le FFS appelle tous les acteurs politiques et sociaux à entamer un processus constituant en vue d'aboutir à un consensus national basé sur l'Etat de droit, la démocratie et les droits de l'Homme».

«Le FFS considère que le projet soumis à l'adoption ne sert pas l'intérêt du peuple algérien et représente une menace pour la stabilité du pays et sa cohésion. Pour ces raisons, le FFS a décidé de boycotter cette session extraordinaire du Parlement», ajoute le document du FFS.

Le parti du défunt Hocine Aït-Ahmed ne s'est pas concerté, cette fois-ci, avec les autres partis qui disposent de parlementaires. Mais il faut juste préciser que le boycottage de toute l'opposition n'empêchera pas les partis du pouvoir d'adopter, sans faute, dimanche prochain, la future constitution du pays. Mais il est de nature à discréditer le projet constitutionnel en lui ôtant tout caractère consensuel. Il en fait en fait une constitution du pouvoir et non celle du peuple algérien.

Essaïd Wakli

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 02:36PM

L’article 51, une disposition abjecte    Par Fayçal Megherbi*

L'article 51, une disposition abjecte    Par Fayçal Megherbi*

L'article 51 du projet d'amendement de la Constitution rajoute une nouvelle condition à l'accès à la haute fonction de l'Etat. Il écarte une partie des ressortissants algériens au motif de la double nationalité. Cette disposition suscite une vive réaction, notamment de la part des membres de la communauté algérienne vivant à l'étranger. Cette condition ne garantit pas, en effet, l'égalité des Algériens en matière d'accès aux fonctions et emplois au sein de l'Etat et exclut la communauté à participer à la vie politique du pays.

Dans la présentation générale des propositions d'amendement pour la révision constitutionnelle, il a été annoncé que celle-ci vise à adapter la loi fondamentale aux exigences constitutionnelles suscitées par l'évolution rapide de notre société et les mutations profondes actuellement en cours à travers le monde. L'amendement devait se conformer à cette affirmation.

En effet, les dispositions de l'article 51 sont discriminatoires et contribuent à diviser le peuple en créant deux statuts de citoyen algérien. Ceux qui ont prôné l'alternance démocratique et les règles de la tolérance nous ont proposé une disposition inégalitaire qui exclura une partie de la nation à participer à la vie politique et à la construction d'une Algérie moderne et ouverte à l'extérieur. Avoir des soupçons sur le manque de loyauté d'un binational envers son pays d'origine est devenu futile et dépassé à notre époque. L'amour du pays et la notion de l'intérêt général en faveur du peuple sont incrustés dans l'esprit et le cœur des binationaux. Le salut de l'Algérie pourra venir des Algériens porteurs de deux ou de plusieurs nationalités.

Pour des raisons politiques, professionnelles ou familiales, des centaines de milliers de ressortissant(e)s algérien(ne)s ont dû quitter l'Algérie pour s'installer à l'étranger. Le déracinement et l'immigration n'ont jamais été des épreuves faciles dans le parcours de celles ou ceux qui se sont éloigné(e)s de leur pays. Les dessinateurs de cette révision constitutionnelle infligeront, à travers l'article 51, une double peine aux Algériens qui jouissent de la nationalité du pays étranger qui les a accueillis.

Les binationaux participent déjà à la vie politique et ont leurs représentants au sein du parlement. Ils s'organisent, à travers des rencontres politiques, associatives et scientifiques pour le bien de l'Algérie.

Les dispositions de l'article 51 doivent, évidement, être écartées par le parlement pour ne pas exclure, quand bien même symboliquement, une grande partie d'Algériens qui aime profondément l'Algérie.

*Avocat au Barreau de Paris

E-mail : cabinetavocatf@gmail.com

Site web : www.fayçalmegherbi.com 

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 02:21PM

Listes des hautes fonctions interdites aux Algériens binationaux/Les révélations d’un Conseiller d’Abdelaziz Bouteflika

Listes des hautes fonctions interdites aux Algériens binationaux/Les révélations d'un Conseiller d'Abdelaziz Bouteflika

Après Ahmed Ouyahia, chef de cabinet de la Présidence de la République, c'est un Conseiller d'Abdelaziz Bouteflika, en l'occurrence Kamel Rezag Bara qui monte aussi au créneau pour défendre l'article 51 relatif aux restrictions limitant l'accès des binationaux aux hautes fonctions de l'Etat.

Selon ce conseiller, un décret définissant les hautes fonctions de l'Etat sera publié prochainement. Il s'agirait, d'après le même interlocuteur, d'une dizaine ou quinzaine de fonctions comme le poste de Gouverneur de la Banque d'Algérie, Directeur général de la sûreté national (DGSN) ou bien Président de la Cour Suprême. Ces hautes fonctions de l'Etat, et d'autres encore, ne seront pas occupées par des personnalités n'ayant pas exclusivement la nationalité algérienne. Il faut rappeler que cet article a soulevé un tollé général depuis le 5 janvier dernier, date à laquelle la mouture de la nouvelle constitution a été rendue publique. L'article en question ne fait pas l'unanimité même au sein de la classe politique fidèle au "pouvoir". C'est le cas notamment du FLN qui a exprimé son désaccord avec l'article 51. Néanmoins, il est fort à parier que ce texte de loi passera tel quel.

 

Elyas Nour 

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 02:12PM

Rapport du CNES/ Les jeunes algériens n’ont aucune confiance dans les instances élues

Rapport du CNES/ Les jeunes algériens n'ont aucune confiance dans les instances élues

Selon le dernier rapport du Conseil national économique et social (Cnes) portant sur le thème «Quelle place pour les jeunes dans la perspective du développement humain durable ?», les jeunes algériens ont confiance dans les institutions religieuses et l'armée et se méfient des instances élues et des partis politiques.

Le rapport, qui a été présenté, hier lundi, par le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed-Seghir Babès, en présence notamment de la coordinatrice résidente du système des Nations unies, Cristina Amaral, de la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tahar Hadjar, souligne que la tendance actuelle des jeunes est de faire confiance aux institutions religieuses, à l'armée et à la police. Ils rejettent, par contre, les partis politiques et les instances élues.

Cette tendance est induite, selon les rédacteurs du rapport, par "le sentiment de méfiance induit par les effets négatifs de la période extrêmement difficile que l'Algérie a eu à vivre dans les années 90".

Ainsi, d'après le rapport, "après les institutions religieuses, ce sont l'armée et la police qui gagnent la confiance des jeunes, alors que tout ce qui est organisation de la société civile, instances élues et partis politiques semblent les rebuter".

Pour inverser cette tendance qui se traduit, entre autres, par «la désaffection des jeunes algériens des organisations de la société civile et politique », il est plus qu'urgent, selon les rédacteurs du rapport, que les décideurs soient à l'écoute de la jeunesse en commençant, dans un premier temps, par renforcer leur participation économique et sociale. Les experts ont, par ailleurs, recommandé, des investissements efficients dans l'enseignement, la formation et la santé pour lutter contre les comportements à risque.

Nourhane S.

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 11:39AM

Échec scolaire/ Près de 1,5 million d’enfants soumis au redoublement

Échec scolaire/ Près de 1,5 million d'enfants soumis au redoublement

La déperdition scolaire prend une grande ampleur en Algérie. Les chiffres avancés, hier lundi, par le dernier rapport (2013-2015) du Conseil national économique et social (CNES) donnent froid dans le dos. En effet, près de 1,5 million d'enfants sont soumis au redoublement, dont près de 500.000 finissent par quitter prématurément l'école.

Selon le rapport, ces chiffres prouvent la faiblesse du système éducatif algérien qui pousse des enfants de se retrouver livré à eux-mêmes, sans les armer des connaissances nécessaires. Le rapport recommande de «lutter contre les comportements à risque et déviants, la prise en compte des nouvelles exigences aussi bien nationales qu'internationales, le renforcement de la qualité des emplois offerts aux jeunes, la prise en compte de l'équité dans les politiques publiques, le développement de entrepreneuriat et la diffusion de la culture de prise de risque auprès des jeunes".

Selon le CNES, le système éducatif devrait donc être remis en cause car sa première priorité devrait être «d'assurer à tous les enfants la possibilité de suivre leur cursus scolaire normalement et d'éviter qu'il y ait autant d'élèves exclus de l'école».

Pour mettre fin au phénomène de la déperdition scolaire, le CNES préconise moult solution, entre autres mettre l'accent sur les «cursus de formation, sur les nouveaux métiers à promouvoir, notamment ceux en rapport avec les grands chantiers de développement ainsi que l'orientation efficace des dispositifs d'aide de l'État vers les catégories qui peinent le plus à développer le plus d'innovation».

Autre recommandation importante: l'instauration d'une indispensable complémentarité du système éducatif entre ses trois composantes afin d'assurer "une utilisation optimale" de la ressource humaine existante. Dans ce sens, les rédacteurs du rapport soulignent l'aspect complémentaire du secteur de l'éducation, la formation professionnelle et l'enseignement supérieur qui doivent, à l'avenir, se compléter efficacement, afin d'exploiter au maximum la ressource humaine et de préparer les futurs étudiants à intégrer la vie professionnelle.

Nourhane S.

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 11:13AM

Endettement extérieur: la grande cacophonie    Par Hassan Haddouche

Endettement extérieur: la grande cacophonie    Par Hassan Haddouche

 

Après avoir été presque totalement occulté par près de 15 années d'aisance financière, le débat sur l'opportunité  du recours à l'endettement extérieur est lancé en Algérie sur les chapeaux de roue. Mais malheureusement et comme d'habitude, pas toujours  dans des termes très clairs.

C'est même le moins que l'on puisse dire. Dans le sillage de l'annonce officielle de la signature d'un accord avec les autorités chinoises pour le financement du futur port de Cherchell, les déclarations de  responsables économiques algériens, anciens ou actuels, se sont succédées à un rythme qui semble s'accélérer au cours des derniers jours. Chacun a sa petite idée sur la question et s'empresse de donner son avis. Pour ne citer que les plus importantes, on a entendu un ancien premier ministre, M. Ahmed Benbitour déclarer en substance que l'Algérie «ne pourra pas s'endetter», sauf peut être «auprès  de la Chine et du Japon», du fait qu'elle n'est ne sera plus  solvable dans les prochaines années. Dans la même veine, c'est Ali Benouari, ancien ministre du budget, qui mettait récemment  les autorités financières algériennes «au défi» de lever actuellement «ne serait-ce qu'un milliard de dollars sur les marchés internationaux de capitaux». Quand au professeur Abdellatif Benachenhou, il affirmait voici quelques jours que «le recours à l'endettement extérieur en ce contexte de crise financière doit à tout prix être évité» et qu'il ne  fallait pas « refaire deux fois la même erreur».

La fin d'un tabou

Le recours au financement extérieur  avait  déjà  commencé à être évoqué sans complexe au cours des derniers mois par certains membres du gouvernement. C'est ainsi que  le ministre du Commerce avait  expliqué voici quelques semaines qu'il ne fallait plus «diaboliser l'endettement extérieur». M. Bekhti Belaïb, avait annoncé, plus précisément la possibilité pour l'Algérie de contracter un prêt auprès de la Chine pour financer certains grands projets. Le ministre du commerce était  cependant encore resté prudent en  précisant qu'il s'agit d'une «exception» que compte faire l'Algérie «compte tenu des faibles taux d'intérêt appliqués par la Chine et de la qualité des relations entre les deux pays». Même son de cloche du côté de M. Ahmed Ouyahia qui déclarait le week-end dernier que l'Algérie «pourrait recourir à l'endettement extérieur mais pour quelques projets stratégiques seulement». Au final, on s'y perd quand même un petit peu et on aurait certainement besoin de quelques éclaircissements.

Le port de Cherchell ouvre la voie

Commençons d'abord par les faits qui semblent établis. Voici quelques jours, on nous annonçait de façon très officielle que  l'Algérie vient de formaliser sa décision de recourir à des emprunts extérieurs pour le financement d'un projet d'équipement. Il s'agit du nouveau port commercial du Centre, prévu à Cherchell. Le coût du projet, très élevé, est évalué à 3,3 milliards de dollars. Il sera soutenu financièrement grâce à un crédit chinois de long terme. Selon l'ambassadeur chinois en poste à Alger, les deux sociétés chinoises et le Groupe public national des services portuaires, qui ont signé le protocole d'accord portant sur la réalisation du port de Cherchell, procéderont sous peu à la création d'une société mixte de droit algérien. C'est cette  société qui  se chargera de l'obtention d'un prêt auprès des banques chinoises.

Le port de Cherchell,  une chance pour l'Algérie ?

Ce projet est-il une opportunité à saisir pour l'Algérie ? Oui semble dire, dans une contribution publiée voici quelques jours, le professeur Raouf  Boucekkine dont l'avis n'est pas anodin puisqu'il vient d'être désigné parmi  les experts de la «task force» économique chargée de conseiller le gouvernement. Selon cet expert algérien, «le projet du port de Cherchell peut être une vraie chance pour notre pays sous deux conditions: d'abord qu'il soit complété par un vrai projet industriel à la mesure de la superstructure portuaire et ensuite que les conditions financières et fiscales soient d'ores et déjà de nature à assurer une répartition équilibrée des coûts de tout ordre entre les partenaires».

M. Boucekinne ajoute  que  la Chine souhaite s'engager, à long terme, en Algérie, dans des conditions qui sont très loin de celles, très discutables, qu'elle a jadis mis en œuvre en Afrique. Il estime donc que «dans les circonstances économiques actuelles, cela peut être très utile et même crucial pour notre pays, du double point de vue du financement des équipements stratégiques et de la diversification. Mais il convient d'être très rigoureux jusqu'à l'ultime détail dans ce partenariat original à bien des égards».

Les financements extérieurs au secours du budget d'équipement

Autre certitude, cette évolution rapide de la doctrine algérienne en matière de financement des infrastructures économique trouve certainement son origine dans la situation des finances publiques nationales. Dans le but de minimiser un déficit budgétaire qui représentera quand même 12 % du PIB l'année prochaine, la loi de finance pour l'année 2016 devrait se traduire par une baisse des dépenses publiques de plus de 9%. La plus grande part de cet effort de réduction des dépenses devrait être supporté par le budget d'équipement qui sera réduit de plus de 14 % l'année prochaine. Le principal risque associé à cette démarche est de pénaliser la croissance économique qui au cours des dernières années a été tirée essentiellement par les commandes publiques. Et donc de courir le risque de voir le chômage augmenter de nouveau de façon très importante, à l'image de la situation qu'a connu le pays après le contre-choc pétrolier de 1986. Comment maintenir l'effort de réalisation des infrastructures économiques  et sociales tout en diminuant les dépenses d'équipement de l'Etat ? La réponse est dans le recours à l'endettement interne et externe.

En attendant d'autres projets…

Le financement de la construction du port de Cherchell restera-t-il une «exception», comme le suggère pour l'instant les pouvoirs publics algériens, ou bien n'est-il que le premier d'une longue série ? Pour résoudre l'équation devenue compliquée du financement des investissements publics, il faudra selon un certain nombre de spécialistes,  multiplier dans la période à venir les solutions en renonçant en chemin à un certains nombre de dogmes. Au premier rang desquels figure l'interdiction de l'endettement extérieur. Ainsi que nous le confiait récemment M. Adel Si Bouakaz qui se trouve être un autre membre de la «task force» réunie par M. Sellal, « l'Algérie participe à un certain nombre de structures multilatérales comme la Banque africaine de développement ou la Banque mondiale, qui ne demandent qu'à pouvoir s'exposer un peu plus dans notre pays. En outre, de nombreux fonds d'investissements sont spécialisés dans le financement des infrastructures alors même que de nombreuses sociétés portuaires, aéroportuaires ou de gestion des autoroutes peuvent être très rentables comme le montre l'expérience des  pays voisins».

Au fait c'est peut être un nouvel indice. Certaines sources annoncent déjà la possibilité d'un emprunt contracté par l'Algérie  auprès de La Banque Européenne d'Investissement (BEI) en 2016. Décidément, les évènements sont en train de s'accélérer.

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 09:53AM

Mercato hivernal/ Pas de grands mouvements pour les internationaux algériens

Mercato hivernal/ Pas de grands mouvements pour les internationaux algériens

La période des transferts a été close, hier, pour bon nombre de clubs européens. Le dernier pays à fermer le mercato hivernal est l'Allemagne, dont le dernier délai est fixé pour aujourd'hui à minuit. Certains internationaux algériens ont ainsi changé d'air durant cette période. Mais il n'y a pas eu de mouvement de "migration massive".

On peut citer, Carl Medjani, sans club depuis le début de saison après la résiliation de son contrat avec le club turc de Trabzonspor (Division 1) en novembre dernier, qui a signé, samedi, avec le club espagnol de Levante. Il rejoint ainsi un autre international algérien, en l'occurrence Nabil Ghilas. Levante est,pour rappel, dernier au classement du championnat espagnol, la Liga.

Pour sa part, le défenseur international Hichem Belkaroui, qui a résilié son contrat avec le Club Africain, semble avoir trouvé un terrain d'entente avec le club portugais de Nacional Madeira. Même si à quelques heures seulement de la fin de la période des transferts, rien n'a été annoncé sur le site Internet du club, néanmoins l'entraîneur du club portugais, Manuel Machado, a confirmé, dans les médias locaux, l'arrivée de l'Algérien dans son équipe.

De son coté, le jeune Said Benrahma, âgé de 20 ans, qui a à son actif une sélection, a été prêté par son club, l'OGC Nice, à Angers pour une période de six mois.

Par ailleurs et comme attendu, Islem Slimani, auteur de 16 buts cette saison avec le Sporting Lisbonne, ne changera pas d'air durant ce mercato hivernal. Selon des informations parues dans la presse spécialisée européenne, notamment France Football, le Sporting aurait rejeté une offre de 18 millions d'euros du club anglais Everton et 21,5 millions d'euros de Newcastle. L'équipe portugaise avait fixé sa clause libératoire à 30 millions d'euros. Le Sporting voudrait sûrement faire monter d'avantage les enchères d'ici la fin de la saison.

Elyas Nour 

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 09:16AM

Education nationale/ Le Bac se déroulera officiellement du 29 mai au 2 juin

Education nationale/ Le Bac se déroulera officiellement du 29 mai au 2 juin

C'est désormais officiel. Les candidats au Baccalauréat passeront leurs examens avant le mois de Ramadhan. C'est la ministre de l'Education nationale, Mme Nouria Benghabrit, elle-même qui l'a confirmé, hier, sur les ondes de la radio nationale.

De nombreux parents d'élèves avaient exprimé, en début de saison, leurs souhaits de voir ces examens avancés de peur de voir les effets du mois de Ramadhan, qui commencera vers le 10 juin, donc en plein période de forte chaleur, influer négativement sur le moral de leurs enfants. A cet effet, un groupe de travail réunissant des cadres de la tutelle ainsi que des partenaires sociaux a été installé afin d'étudier cette question, aboutissant à un compromis.

Les epreuves du Baccalauréat auront donc lieu du 29 mai au 2 juin prochain. L'examen BEM est, pour sa part, programmé entre le 24 et le 26 mai, alors que celui de fin de cycle primaire (5ème) est fixé pour le 22 mai.

Ces nouvelles dates vont néanmoins poser le problème des départs anticipés en vacances. Lorsqu'elle a été installée à la tête du ministère de l'Education nationale, Nouria Benghabrit avait fait en sorte pour que les écoles continuent de dispenser les cours jusqu'à épuisement du programme, soit vers la fin juin.

Elyas Nour

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Source : Algérie Focus
Date : February 02, 2016 at 08:57AM

lundi 1 février 2016

Des centaines d’étudiants dans les rues contre la précarité/Marche nocturne à Tizi-Ouzou

Des centaines d'étudiants dans les rues contre la précarité/Marche nocturne à Tizi-Ouzou

Plus de 500 étudiants ont organisé ce lundi soir une marche nocturne pour dénoncer la précarité de leur quotidien  au sein des résidences universitaires de la ville de Tizi-Ouzou. Des repas impropres à la consommation, des matelas abîmés, des radiateurs de chauffage en panne, les étudiants n'en peuvent plus de subir ces conditions déplorables qui les accablent dans leurs résidences universitaires. 

Ce sont les résidents de la cité universitaire de Boukhalfa qui ont appelé à la mobilisation. Ce lundi soir, ils ont battu le pavé pour marcher jusqu'à la Résidence du Wali afin de lui exprimer leur mécontentement et lui faire part de leur "misérable vie". Ils ont été rejoints, soulignent nos sources locales, par les étudiants de la résidence universitaire Hasnaoua.  Les protestataires ont été empêchés par les policiers de se rassembler devant la Résidence du Wali. Quelques arrestations ont été enregistrées d'après des sources oculaires. Mais, il demeure encore impossible de les comptabiliser. A l'heure actuelle, les manifestants sont rassemblés au niveau de la placette du centre ville, située devant le musée.

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 10:41PM

Alain Juppé/”L’Algérie a besoin d’investissement étranger pour diversifier son économie”

Alain Juppé/

Pour son premier voyage à l'étranger, Alain Juppé, l'ancien premier ministre français, maire de Bordeaux, et candidat aux primaires de l'UMP, le parti de la droite française, en 2016, a choisi l'Algérie. Après avoir visité furtivement Oran, Alain Juppé a animé ce lundi soir une conférence à l'hôtel El-Aurassi. Une conférence dans laquelle il s'est adressé aux français qui résident en Algérie et aux…Algériens. 

"L'Algérie a besoin d'investissement étranger pour diversifier son économie", a confié tout de go Alain Juppé selon lequel la France peut accompagner l'Algérie dans ce processus au moment où elle est touchée par une grave crise financière suite à l'effondrement des prix du pétrole. Alain Juppé a fait savoir aussi qu'il garde une très bonne image d'Alger et d'Oran. Il racontera à l'assistance deux anecdotes à propos de sa visite aux deux cathédrales Notre Dame de Santa-Cruz, à Oran, et Notre Dame d'Afrique, à Alger. "J'ai senti beaucoup de fraternité", témoigne Alain Juppé.

Celui qui veut tenter sa chance pour devenir prochainement Président de la France s'est exprimé également à propos de la polémique concernant "la déchéance de nationalité", une mesure politique préparée actuellement par le gouvernement français qui entend lutter contre la menace terroriste en privant les "binationaux" français de leur nationalité française. La polémique enfle depuis plusieurs jours en France et de nombreux membres de la communauté algérienne ont exprimé leur colère et déception face à ce projet élaboré par la gauche de François Hollande au pouvoir à l'Elysée. "Cette mesure a mené à un véritable bazar", se moque Alain Juppé selon lequel "La déchéance de nationalité n'aura aucune efficacité sur la lutte contre le terrorisme". "Un terroriste français ne va pas renoncer à poser une bombe parce qu'il craint de perdre sa nationalité française", a-t-il encore assuré sans exprimer, pour autant, son rejet total de cette mesure politique qui indigne de nombreux français d'origine algérienne.

 

 

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 06:16PM

Révision de la Constitution/ L’adoption reportée au 7 février

Révision de la Constitution/ L'adoption reportée au 7 février

Alors que le chef de l'Etat avait convoqué le Congrès du parlement pour une réunion ce mercredi, le vote pour la révision de la constitution aura finalement lieu dimanche 7 février. C'est ce qu'indiquent des sources proches du parlement qui n'expliquent pas les raisons de cet ajournement.

Pour préparer l'échéance, Abdelmalek Sellal s'est réuni, lundi, avec les présidents des deux chambres parlementaires pour préparer techniquement la séance de la réunion du Congrès. Pour cela, une commission mixte se réunira mercredi, sous la présidence du doyen des deux chambres, pour adopter le règlement intérieur.

Par contre, une bonne partie des députés de l'opposition, à commencer par ceux du Parti des Travailleurs et de l'Alliance de l'Algérie verte, vont boycotter la séance de dimanche. Ils disent ne même pas reconnaître la démarche. Les 25 députés du FFS s'apprêtent à faire la même chose, même si le parti de Mohamed Nebbou n'a toujours pas annoncé de décision définitive sur la question.

Une chose est par contre certaine : il n'y aura ni débat ni aucune autre surprise. Le texte de la révision constitutionnelle va être adopté sans aucun problème, les deux chambres étant dominées par les partis du pouvoir.

Essaïd Wakli

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 04:32PM

Projet de révision constitutionnelle / Des associations d’Algériens établis en France exigent l’annulation de l’article 51

Projet de révision constitutionnelle / Des associations d'Algériens établis en France exigent l'annulation de l'article 51

Finalement, excepté les clientèles du régime, le rejet du projet de révision constitutionnelle est unanime. De nombreuses associations d'Algériens établis en France sont, ainsi, montées au créneau pour dénoncer les dispositions de l'article 51 du projet  de révision de la constitution qu'elle estiment discriminatoire.

 Au-delà de l'injustice ressentie, ces associations se sont interrogés, dans un manifeste rendu public aujourd'hui, sur les contradictions contenues dans plusieurs articles du projet de révision constitutionnelle.

Le manifeste énonce plusieurs exemples dispositions en contradiction flagrante avec les dispositions de l'article 51, à l'instar de  l'article 24 bis qui stipule que « l'État œuvre à la protection des droits et des intérêts des citoyens à l'étranger dans le respect du droit international, […]. L'État veille à la sauvegarde de l'identité des citoyens résidant à l'étranger, au renforcement de leurs liens avec la Nation ainsi qu'à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d'origine. »

Il est également question de l'article 29 et de l'article 31 stipulant, pour le premier, que «les citoyens sont égaux devant la loi, sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d'opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale» et pour le second, que «les institutions ont pour finalité d'assurer l'égalité en droits et devoirs de tous les citoyens et citoyennes en supprimant les obstacles qui entravent l'épanouissement de la personne humaine et empêchent la participation effective de tous, à la vie politique, économique, sociale et culturelle […]».

Après énumération de ces anomalies, les associations d'Algériens établis en France ont réitéré la dénonciation «de ce projet de révision constitutionnelle, excluant une partie de ses citoyens, excluant une partie de ses richesses, excluant une partie de ses compétences, en somme, excluant une partie de son peuple». Elles demandent l'annulation pure et simple de l'article 51 ainsi que tous les autres articles similaires, qui sont «anti constitutionnels, discriminatoires et injustes».

Massinissa M.

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 03:37PM

Tiers présidentiel au Sénat/ La clientèle et quelques symboles

Tiers présidentiel au Sénat/ La clientèle et quelques symboles

Le pouvoir a rendu publique la liste des nouveaux membres du tiers présidentiel au Conseil de la nation. En dehors de la surprise de Louisette Ighilahriz et du poète populaire Ahmed Bouziane, c'est encore une fois la clientèle du régime qui a été récompensée. A commencer par Miloud Chorfi qui présidait, jusqu'à dimanche dernier, l'Autorité de régulation de l'activité audiovisuelle (ARAV). Avant cela, l'enfant de Mascara était député du RND.

Pour combler «le vide» laissé par Zohra Drif-Bitat, qui était vice-présidente du sénat depuis de longues années, Abdelaziz Bouteflika a nommé une autre moudjahida comme membre du conseil. Il s'agit de l'emblématique Louisa Ighilahriz. La dame qui marche toujours à l'aide d'une canne pour vaincre les séquelles de la torture subie lors de la guerre d'indépendance, va occuper, pour la première fois, une fonction politique. Elle est retraitée de la Sonatrach.

Autre nom, autre fonction: Ahmed Bouziane, poète populaire, originaire de Tiaret, figure lui aussi dans le tiers présidentiel du Sénat.

Les autres noms annoncés par la présidence sont  Mme Leila Brahimi, H'marnia Mohamed-Tayeb, Ouraghi Ahmed, Rachid Boushaba et Mohamed El Oued.

Leur nomination intervient 4 jours avant la présentation de la nouvelle constitution devant le congrès qui réunira, mercredi, les deux chambres du parlement.

Essaïd Wakli

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 01:03PM

Vidéo. Il vait embrassé une ministre/ L’imam de la mosquée El Qods de Hydra répond à ses détracteurs

Vidéo. Il vait embrassé une ministre/ L'imam de la mosquée El Qods de Hydra répond à ses détracteurs

L'imam de la mosquée El Qods de Hydra, Guessoul Djeloul, avait embrassé, samedi dernier, la ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem, à l'occasion de la remise de sa carte d'identité biométrique. Sur les réseaux sociaux, l'homme de culte a été la cible de railleries et de critiques acerbes de la part des conservateurs. Il s'est expliqué sur son geste purement spontané au micro de la chaîne El Bilad.

«Je sais qu'en Islam, cet acte n'est pas permis, mais j'ai uniquement embrassé sa tête en guise de respect et de reconnaissance», a déclaré Guessoul Djeloul, l'imam de la mosquée El Qods de Hydra (Alger), expliquant qu'il était inadmissible, même pour lui, imam, de dire à la ministre qu'il était prohibé en islam d'embrasser une femme.

M. Gessoul a, par ailleurs, justifié son geste par la situation dans laquelle il se trouvait. «Lors d'un prêche du vendredi, j'aurais aisément dit que ce geste est intolérable en islam. Néanmoins, la vie moderne nous impose certaines choses et il est impératif de s'adapter aux différentes situations», a-t-il affirmé.

Sur les réseaux sociaux, la réponse de l'imam a été très mal accueillie par les internautes qui n'ont pas hésité à le qualifier «d'hypocrite», «de mauvais exemple» ou «de pécheur» et autres épithètes peu valorisants.

Du côté des modernistes, ce geste paternel a été approuvé et qualifié d'exemple de modernisme et de tolérance.

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 12:50PM

Vidéo. Consommation/ Inauguration du plus grand centre commercial d’Algérie à Sétif   

Vidéo. Consommation/ Inauguration du plus grand centre commercial d'Algérie à Sétif   

La capitale des Hauts Plateaux assistera, vendredi 5 février, à l'inauguration du plus grand et plus luxueux centre commercial jamais construit sur le territoire national. Baptisé  «Park Mall», ce centre est un véritable chef d'œuvre architectural.

Cet édifice, qui deviendra à l'avenir un haut lieu d'affaires, de détente et de shopping, est composé de deux tours jumelles de 18 étages. L'une est consacrée aux bureaux d'affaires et l'autre abrite un hôtel de standing de l'enseigne Mariott.

Le reste, soit les extensions latérales, comprend un hypermarché de l'industriel algérien Issad Rebrab, plus de 45 boutiques de diverses activités, des restaurants et des cafétérias. Le centre est également doté d'un parking en sous-sol de 1 400 places, d'un espace dédié aux jeux et loisirs, dont une patinoire de 400 m², une salle de bowling, des salles de jeux vidéos en plus d'une grande salle de conférences pouvant abriter n'importe quel événement de dimension internationale.

Ce mastodonte générera, par ailleurs, 1500 postes d'emplois pour satisfaire une clientèle évaluée entre 15 000 et 30 000 personnes par jour.

M. Mansour 

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 11:04AM

Carburants/ Les importations de l’Algérie ont bondi de 64% en 2015

Carburants/ Les importations de l'Algérie ont bondi de 64% en 2015

L'Algérie n'est pas à un paradoxe prés. C'est ainsi que même en étant un pays pétrolier, elle importe de plus en plus de carburants. Le ministère de l'Énergie a en effet dévoilé, dans sa publication mensuelle «Algérie énergie», des chiffres à tendance haussière de ces importations.

La publication explique cette hausse par le caractère énergivore du marché intérieur. La forte demande a conduit la compagnie nationale Sonatrach à importer des volumes en hausse de 64% en 2015, soit à hauteur de 3,4 millions de tonnes.  L'essence et le gasoil représentent plus de 80% des produits importés.

Le coût de ces importations à néanmoins a été atténué par la tendance baissière du marché mondial des énergies, impacté par une baisse vertigineuse des cours du pétrole. Cet état de fait fait que la valeur des importations s'est élevée à 1,8 milliard de dollars durant cette période.

 Massi M. 

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 10:45AM

Vidéo. “Abdou Sans Tabou”/ La justice algérienne au service des puissants

Vidéo.

L'affaire des prisonniers du Port d'Alger, celle de l'affaire du PDG de la CNAN, le scandale de La Baigneuse du Jardin d'Essai. Ces épisodes judiciaires et d'autres encore, qui se comptent par centaines, ont détruit la vie de plusieurs milliers de cadres intègres et honnêtes, condamnés à de la prison alors qu'aucune preuve de leur culpabilité n'a été établie. Certains ont passé plusieurs mois dans des geôles infectes, d'autres ont été emprisonnés plusieurs années, avant d'être relaxés et innocentés. Toutefois, plusieurs de ces Algériens victimes de l'arbitraires sont décédés… en prison. Des procès expéditifs, une justice à deux vitesse qui obéît aux intérêts des clans mafieux et des citoyens honnêtes écrasés parce qu'ils gênaient des lobbies ou des dirigeants influents. Dans cette troisième partie d'"Abdou Sans Tabou", l'émission préparée par Abdou Semmar et diffusée sur Beur TV, on vous propose un voyage à l'intérieur des tribunaux algériens pour découvrir cette justice au service des puissants. 

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 09:36AM

Argent et politique/ Le FLN met au défi le RND

Argent et politique/ Le FLN met au défi le RND

La réponse du berger à la bergère n'a pas tardé. Les déclarations de Ahmed Ouyahia, secrétaire général par intérim du RND, qui a dénoncé l'utilisation de l'argent lors des dernières sénatoriales, a fait réagir le FLN, le parti visé par les propos du chef du RND.

Dans une déclaration rendue publique, dimanche, le parti d'Amar Saadani met «au défi» le chef de cabinet de la présidence de la République de « donner » des preuves de ce qu'il avance. Plus, le parti qui dit détenir la majorité au sein de la Chambre haute du parlement rappelle que le RND se limite à la «satisfaction factice faisant croire que leur triomphe lors des sénatoriales est le résultat de la mobilisation de leurs élus et le triomphe de leur stratégie».

Pour le FLN, le RND est dérangé «par la réussite de la stratégie adoptée et le jeu de la transparence et de la démocratie, loin de toute injonction de la direction nationale dans le choix des candidats». «Apportez vos preuves, si vous êtes de bonne foi !», lance le FLN à l'adresse du RND.

Jeudi, lors d'une conférence de presse, Ahmed Ouyahia a laissé entendre que des mandats de sénateurs ont été achetées avec des «sacs d'argent».

Essaïd Wakli

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 09:15AM

Révision de la Constitution/ La justice, entre les vélléités et la réalité

Révision de la Constitution/ La justice, entre les vélléités et la réalité

Dans le lot des «réformes» que contient la nouvelle constitution, le pouvoir insiste singulièrement, dans sa communication, sur l'indépendance de la justice, désormais «acquise». C'est en somme ce que s'est évertué à expliquer un procureur général, Abdelkrim Djadi, qui s'est exprimé, dimanche matin, sur les ondes de la radio nationale.

Parmi les «acquis », le magistrat a cité le droit des avocats, le droit des personnes détenues et d'autres dispositions. «Le droit des avocats pour la défense est garantie et l'article 151 bis est très important. C'est vraiment quelque chose de très positif et cela donne encore plus de modernité à cette constitution. Maintenant, l'avocat bénéficie de garanties légales qui lui assurent une protection contre les pressions. Quand on a un barreau fort, quand on a un avocat qui fait son travail à l'aise et qui défend les droits des individus et leurs biens, nous avons en face un pouvoir judiciaire qui est exercé avec un équilibre de pouvoir et de contrepouvoir. C'est à ce moment-là qu'on peut avoir vraiment une justice indépendante parce que cet équilibre est là avec le renforcement des droits de la défense», a-t-il dit.

Il a expliqué que «désormais, le mandat de dépôt relèvera du juge et non plus du procureur. Le transfert de ce pouvoir d'un parquetier, qui est l'instance de poursuite, à un juge de siège, qui est l'instance de jugement, est une avancée d'une qualité vraiment exceptionnelle pour la simple raison que ce juge, qui va juger cette affaire, a tout un dossier devant lui. Il a le prévenu devant lui et c'est là qu'il va évaluer si c'est un dossier à juger le jour même et il le fait donc sans tarder avec comparution immédiate sans détention préventive. S'il voit que le dossier demande un peu de recul, donc un renvoi et que le prévenu ne présente pas de garantie, à ce moment-là c'est le juge qui va demander ce mandat de dépôt dans une décision motivée qui peut être frappée d'appel bien sûr, et le prévenu peut faire appel».

Mieux, il a rappelé que, dorénavant, «toute intrusion dans la vie privée est soumise à une autorisation judiciaire et par conséquent tout se fait sous le contrôle de l'autorité judiciaire et même si on doit s'introduire dans un site ou dans un compte mail ou autre, il nous faut un mandat de perquisition à distance et c'est au juge de signer ce genre de mandats».

Tout semble en effet bien beau. Sauf que contrairement à ce que dit Mr Djadi, la réalité montre un tout autre visage de la justice en Algérie. Des lois ont bien existé, mais leur application reste toujours tributaire des mentalités et, pire, de la volonté politique. Chose qui n'existe toujours pas puisque le président de la République est toujours maître à bord et peut tout faire, y compris révoquer un juge.

La preuve de cette absence de l'indépendance de la justice est à trouver dans l'affaire de la validation du la session du comité central du FLN qui s'était déroulée en septembre 2013. Ce jour-là, par un simple appel téléphonique, une chambre administrative d'un petit tribunal a annulé une décision du conseil d'Etat, plus haute juridiction en matière du droit administratif. Pis, la décision est tombée… de nuit. C'est celle-là la véritable image de la justice d'aujourd'hui.

Essaïd Wakli

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Source : Algérie Focus
Date : February 01, 2016 at 09:05AM