jeudi 30 mars 2017

Vincenzo Nesci/ L’homme qui fait du mal à Djezzy

Djezzy décline. La marque qui a longtemps dominé le marché algérien est en train de vivre une véritable descente en enfer. Des bénéfices qui reculent et des parts de marchés grignotés par les concurrents. Et en dépit de toutes ces contre-performances, le patron de Djezzy, Vincenzo Nesci est toujours en place. Un statu-quo étonnant et étrange. 

Officiellement, c'est Mobilis qui est devenu le leader du marché de la téléphonie mobile. Il détrôné ainsi Djezzy, l'opérateur malade plongé dans ses dysfonctionnements. Algérie-Focus a rapporté récemment le turnover opéré récemment au sein du top management de cet opérateur par Vimpelcom, l'autre actionnaire qui partage avec l'Etat Algérien la propriété du capital de Djezzy. En février 2017, Vimpelcom change de nom et devient Veon.

Un turnover qui a profité essentiellement à des expatriés payés en devises alors que leurs profils n'apportent guère une importante valeur ajoutée à l'entreprise.

Un turnover qui a épargné encore une fois le sieur Vincenzo lequel occupe son poste à la tête de Djezzy depuis juillet 2012. Une longévité inexplicable au regard du bilan actuel de cet opérateur en chute libre. Des offres qui ne mobilisent pas grand monde, une entrée dans la 4 G passée presque inaperçue et une image sulfureuse en raison de la réputation "mafieuse" de ses actionnaires, Djezzy souffre ces dernières années d'un énorme déficit en matière de bon management.

Et pendant ces deux dernières années, rien n'a été presque fait pour redresser Djezzy. De l'avis de nombreux experts, cet opérateur n'exploite pas comme il se doit ses potentialités. Au contraire, il s'auto-détruit en tournant au ralenti et en réduisant ses investissements. A qui la faute ?

Le bon Vincenzo ne fait plus l'unanimité. Selon plusieurs sources concordantes, au sein de Djezzy, de nombreuses voix s'élèvent pour s'interroger sur la légitimité de son maintien dans son poste très stratégique. Ancien haut cadre d'Alcatel, un fabricant d'équipements de télécommunication et de téléphones mobiles, force est de constater que Vincenzo Nesci n'est guère un expert de la téléphonie mobile, un monde qui diverge du secteur très technique des équipementiers. En plus, plusieurs de ses anciens et actuels collaborateurs ont constaté sa méconnaissance criante du digital, le pivot de développement d'un opérateur dans le monde d'aujourd'hui.

Et c'est là le point le plus faible de Djezzy. Ni applications interactives,  ni offres alléchantes, ni projets innovants avec des start-ups algériennes, Djezzy ne pèse pratiquement pas dans la fabrication du contenu numérique local alors que ses concurrents directs sont de plus en plus impliqués dans la création de solution digitale afin de fidéliser leurs abonnées.

Un autre constat frappe les esprits : la proximité étonnante entre Djezzy et Alcatel. Les Packs de l'opérateur devenu une entreprise publique depuis 2014, étant donné que l'Etat algérien est l'actionnaire majoritaire, sont composés essentiellement de smartphones fabriqués par… Alcatel, à savoir l'ancienne boite de Vicenzo Nesci. Un conflit d'intérêt apparent et inquiétant qui devrait interpeller en urgence les autorités algériennes. C'est, tout de même, l'avenir de Djezzy et sa crédibilité qui sont en cause. La liste des griefs retenus contre Vicenzo Nesci est encore longue. Nul besoin de l'étaler car l'homme, très âgé, semble bel et bien dépassé par le développement technologique du monde d'aujourd'hui. Un monde qui impose des mutations radicales aux opérateurs de téléphonie mobile. Une mutation que Djezzy peine à négocier.

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Source : Algérie Focus
Date : March 30, 2017 at 05:08PM

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